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Télétravail : une véritable révolution dans notre mode d’organisation !

Avec le confinement, le télétravail a connu un essor considérable et il attire aujourd’hui de plus en plus, tant les salariés que les employeurs. Quels en sont les principaux atouts ? Quelles lois encadrent cette forme de travail ?
Le télétravail n’est pas un simple « arrangement » entre l’employeur et l’employé, mais bien une organisation – différente – du travail. Il est d’ailleurs défini et encadré par le droit, notamment la récente ordonnance relative à la prévisibilité et à la sécurité des conditions de travail (Anact) du 22 septembre 2017.
Choisi par l’employé et l’employeur, ce mode de travail résulte soit d’un simple accord entre l’employeur et le salarié, d’un accord collectif, ou d’une charte élaborée par l’employeur, après avis du Comité social et économique. Il permet au salarié d’exercer son activité professionnelle en dehors des locaux de la société, c’est-à-dire à la maison ou dans un lieu de coworking. Soit à temps plein, soit quelques jours par semaine, et ce en utilisant les technologies de l’information et de la communication (ordinateur, téléphone, tablettes…).
Des avantages pour l’entreprise et le salarié
Si cette façon de travailler a récemment progressé en France, son taux reste inférieur à celui de ses voisins. Pourtant 71 % des Français pensent que le télétravail est une « véritable révolution » que les entreprises doivent développer. Bon nombre de TPE ou de PME pourraient en tirer grand profit. D’ailleurs 50 % des sociétés du CAC 40 y avaient déjà recours avant la crise.
Pour une société, le télétravail permet tout d’abord une réduction des frais de loyer, d’électricité, de chauffage. Un seul espace de bureau peut être partagé par deux ou trois collaborateurs. En phase de croissance, l’entreprise peut recruter plus de personnel sans avoir besoin d’augmenter la capacité d’accueil de ses locaux.
Toutes études confondues, le télétravail permet également une augmentation moyenne de 25 % de la productivité salariale attribuée à l’amélioration des conditions de travail du salarié : moins de transport (et un temps de sommeil supplémentaire moyen de 45 minutes par journée télétravaillée), moins de stress, une meilleure concentration (fini le bruit des open space!), un management par objectif plus flexible, une confiance établie. Il génère même une augmentation du temps de travail de 2,5 % et une plus grande satisfaction des clients face à des interlocuteurs plus disponibles et moins stressés.
Autonomie, concentration et productivité
Ce mode d’organisation s’avère également efficace dans la réduction du turn-over et de l’absentéisme, avec en moyenne une diminution de 5,5 jours d’absence par an (étude France Stratégie 2016). Très apprécié des salariés, il est également un atout séduction à l’embauche, notamment pour convaincre un profil recherché qui serait tenter de refuser le poste parce que le temps de trajet quotidien serait rédhibitoire. Hormis le gain de temps et la diminution de la fatigue et du stress, le télétravailleur réalise des économies notamment de transport et il dispose de plus de flexibilité quant au choix du lieu d’habitation. Un meilleur équilibre est trouvé entre vie privée et vie professionnelle.
Le télétravailleur, naturellement plus autonome, suit généralement un management par objectifs, ce qui libère un temps précieux afin que le manager se consacre à d’autres tâches. Le haut niveau de confiance accordé aux collaborateurs induit une valorisation des équipes, un investissement supérieur de leur part et de meilleures performances.
Même si les avantages sont nombreux, il s’agit toutefois de trouver l’équilibre requis (quelques jours par semaine) pour que le salarié ne se sente pas isolé. Le maintien des contacts sociaux et de la dynamique de groupe indispensable à tout processus créatif demeurent nécessaires à chacun. Ainsi se développe également la culture d’entreprise.
Mais, comme on a pu l’observer lors du confinement, le télétravail est le seul recours en cas de crise grave, de grève des transports et autres problèmes qui peuvent surgir. Aussi vaut-il mieux y être préparé. Preuve du succès du télétravail, le taux de satisfaction des parties prenantes est de 96% !
Le profil type du télétravailleur…
…éligible est celui d’une personne à forte rémunération, au niveau de formation élevé, dont l’âge est compris entre 30 et 49 ans, et qui évolue dans une TPE ou une PME.
De plus, le télétravail serait plus présent dans les métropoles que les zones rurales ou intermédiaires. Mais ce profil s’est élargi depuis la crise du Covid-19.
IVISION : pour une informatique et une organisation résilientes
Précurseur en matière d’infogérance et de télétravail au début des années 2000, IVISION propose aujourd’hui la DSI externalisée aux PME et TPE, avec des solutions adaptées au niveau budget.
Organisée en mode résilience, la société comme ses clients n’a ainsi connu aucun problème lors de la crise actuelle. Entretien avec son dirigeant, Jean-Yves Zaoui.
Comment se décline votre activité ?
Elle se répartit entre la partie études (audits et développement d’applications spécifiques en responsive design ou sur iOS ou Android) et l’infogérance des SI. Dans ce cadre, nous proposons à nos clients de prendre en charge leur infrastructure, leur support informatique utilisateurs, la gestion de leurs partenaires IT, etc, et nous les accompagnons dans l’évolution de leur système d’information. Enfin, nous pouvons héberger tout ou partie de leur SI dans nos data centers.
La satisfaction de nos clients (plus de 350) étant primordiale, nous nous engageons contractuellement sur la qualité de service, mutualisons les moyens pour offrir des tarifs raisonnables, et sommes dans un mode variable pour s’ajuster à leurs besoins. Ils ont témoigné sur notre site pendant la crise.
Pour vous, la notion de résilience est importante dans le contexte actuel…
Assurément, nous accompagnons nos clients pour que leur informatique et leur organisation soient résilientes. Cela fait 10 ans que nous sommes organisés ainsi avec des collaborateurs pouvant travailler à distance, la capacité à déployer des réseaux sécurisés sans passer par des opérateurs, et l’hébergement des serveurs de nos clients dans des data centers à très haut niveau de sécurité.
Car le télétravail ne se résume pas à des outils (accessibles par ailleurs sur le marché) : il requiert une organisation qui va savoir bien utiliser ces outils sur le long terme.
C’est là que vous vous distinguez ?
En effet, nous surveillons 5000 postes de travail avec des outils adaptés : consoles centralisées, remontées d’alerte sur les virus, connexions réseaux, sauvegardes, réplications (PRA/PCA), serveurs… avec une personne dédiée à ces alertes. Nous intervenons ainsi en prévention pour éviter tout problème ou pouvons rétablir une situation dans un délai très court.
Nos process internes étant également orientés sécurité, nous avons entrepris une démarche de certification afin d’obtenir un label sur la qualité de nos installations.
MTB 111 : la technique au service de l’humain
Créée il y a 40 ans à partir des travaux de sa dirigeante historique MarieThérèse Bertini (photo), chercheuse au CNRS, cette société possède un ADN très fort.
Sa démarche se distingue sur le marché, notamment par une volonté de rendre la technique transparente, au service de l’homme.
Entretien avec Jean-Marc Fermey, Directeur Général.
Quelle est votre activité ?
Nous transformons des contextes informatiques obsolètes de façon automatisée et produisons des logiciels sur mesure à partir d’automates fabriquant ainsi de manière très structurée, d’où des coûts de développement et de maintenance très bas.
Nous construisons nos équipes en fonction des besoins de nos clients grands comptes, lesquels apprécient notre ingénierie de haut niveau et notre capacité exemplaire à tenir des délais.
Votre expérience du télétravail pendant la crise fut très concluante…
Effectivement puisque nous avons pu mettre nos 50 collaborateurs en télétravail dès le premier jour (excepté 3 ingénieurs) et avons même recruté ! Aucun d’entre eux n’a été victime du COVID. La forte organisation de nos projets a permis une totale transparence et, au lieu d’une perte de productivité, c’est le contraire qui s’est produit.
Cela a entièrement changé mon ressenti par rapport au télétravail. Aussi l’envisageons-nous aujourd’hui comme la base de notre organisation future. Il a révélé notamment une cohésion et une entraide supérieures à ce que j’imaginais, ainsi qu’une plus forte agilité.
Cependant, le travail en équipe étant essentiel au sein de notre société, des rencontres devront être organisées entre nous, professionnelles, culturelles et autres.
Côté client, quelles furent les réactions ?
Ils ont évidemment apprécié notre aptitude à opérer en télétravail et la pleine continuation d’activité. Nos directeurs de projet managent nos équipes à distance. Grâce à notre organisation bien maîtrisée et partagée, le client vit des échanges aisés et efficaces.
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Vous hésitez à vous lancer dans une reconversion ?

Vous aimeriez changer de métier, mais de nombreux freins apparaissent.
Quelques conseils pour franchir le cap.
Souvent, changer de voie professionnelle génère un vent de panique. Dans la tête, les interrogations se multiplient : « Ai-je vraiment les capacités de le faire ? Et si je me trompe, que se passera-t-il ? N’est-ce pas un projet trop risqué sur le plan financier » ?
Si vous restez seule face à cette problématique, il y a fort à parier que vous ne franchirez jamais le pas ! « Un bilan de compétences objectif s’impose, pour vous aider à déterminer quelle voie vous conviendrait le mieux. Si vous ne souhaitez pas que votre employeur soit au courant de ce projet, faites appel à un coach en reconversion, suggère Vanessa Gonzalvo, dirigeante de Vibracoaching et thérapeute*. Être accompagnée permet de se lancer avec plus de sécurité ».
Essayez d’abord d’identifier cette volonté de changement : qu’est-ce qui ne vous plaît plus dans votre job actuel ? Que risque-t-il de se passer à moyen ou long terme, si je continue comme cela ? De quoi ai-je besoin précisément (de repos, de temps pour moi, d’argent, de reconnaissance, de retrouver motivation et énergie…) ?
Que vais-je en retirer pour moi et pour mes proches ? « Demandez-vous ensuite quelles sont les ressources humaines, matérielles, financières sur lesquelles vous pouvez vous appuyer pour faire avancer votre projet ? », conseille la pro.
Entourez-vous de personnes bienveillantes, qui vous poussent à dépasser vos peurs. « Prenez conseil auprès de vos proches qui sont déjà passés par l’étape de reconversion ou prenez contact avec des personnes qui exercent dans le domaine qui vous intéresse, pour mieux vous rendre compte de la réalité du métier ». Vous pouvez aussi visionner des conférences en ligne et tester certains services pour voir si cela pourrait vous convenir. Ne vous contentez plus de rêver, agissez !
Nos conseils
✔ Ne vous lancez pas du jour au lendemain ! Un tel projet se prépare sur la durée. Déterminez combien de temps vous vous accordez pour le faire aboutir et ne quittez pas votre emploi, tant que votre plan d’action n’est pas enclenché.
✔ Fixez-vous un objectif par semaine et faites un bilan en fin de mois, pour voir où vous en êtes. Félicitez-vous de chaque pas franchi : il vous rapproche petit à petit de votre but !
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Santé au travail: les principales mesures de l’accord national interprofessionnel (ANI)

Les partenaires sociaux sont tombés d’accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour signer un accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail, axé sur la prévention, après l’avis favorable de la CFDT, FO et la CFE-CGC.

Les partenaires sociaux se sont entendus dans la nuit de mercredi à jeudi pour la signature, d’ici au 8 janvier, d’un accord national interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail. En voici les principales mesures:

Prévention primaire

La prévention primaire (actions concrètes mises en œuvre dans les entreprises pour lutter contre les risques professionnels) doit « s’attaquer en amont aux causes profondes des risques (professionnels) avant qu’ils ne produisent leurs effets », être « centrée sur les réalités du travail pour préserver la santé et lutter contre la désinsertion professionnelle ». C’est un « investissement aux effets durables, qui contribue à la performance individuelle et collective », souligne l’ANI en préambule.

Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) reste l’outil essentiel d’évaluation des risques professionnels et de la traçabilité des expositions.

Responsabilité de l’employeur

Le code du travail prévoit que l’employeur a l’obligation de mettre en œuvre les moyens pour protéger la santé et la sécurité de ses salariés. A défaut, sa responsabilité civile et pénale peuvent être engagées.

L’ANI précise que les employeurs « sont incités (…) à développer des actions de prévention ».

Il rappelle néanmoins que « la jurisprudence a admis qu’un employeur et ses délégataires pouvaient être considérés comme ayant rempli leurs obligations s’ils ont mis en œuvre les actions de prévention ».

Risques professionnels

Sont listés les risques dits « classiques »: physiques, chimiques, biologiques, d’accidents, liés aux contraintes de situations de travail.
L’usure professionnelle, les risques émergents (nouvelles technologies, nanoparticules, qui font l’objet de recherches pour évaluer leur dangerosité), les troubles musculo-squelettiques (TMS).

En matière de risque chimique, l’accord défend notamment une meilleure traçabilité afin d’évaluer la polyexposition des salariés et de « repérer » ceux devant faire l’objet d’un suivi post professionnel.

Sont évoqués très brièvement, « d’autres risques extérieurs » comme les risques « sanitaires ou environnementaux » pouvant « venir percuter l’activité de l’entreprise » et pour lesquels « les consignes de crise des pouvoirs publics (prennent) le relais de la réglementation ordinaire ».

Risques psychosociaux

Définis comme l’ensemble des facteurs de risque de stress au travail pouvant notamment entraîner le burn-out, la dépression, le suicide, l’accord souligne que les RPS ont des « causes multiples ». L’employeur « se doit d’évaluer et de mettre en place les actions de prévention » dans l’activité professionnelle et de « respecter strictement la vie privée du salarié ».

L’évaluation et l’analyse des organisations de travail est à peine évoquée sauf à prendre en compte « les changements » qui peuvent intervenir rapidement dans l’entreprise (méthodes de travail, changement des techniques, modification des fonctions manageriales…) et « susciter certains risques », non spécifiés.

QVCT

La qualité de vie au travail (QVT), pour laquelle un ANI a été signé en 2013, devient la Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), faisant partie des thématiques de négociations obligatoires prévues par le code du travail.

Ses objectifs doivent porter sur l’articulation des sphères de vie, les conditions d’exercice du travail (management, moyens, relations interpersonnelles et collectifs du travail), l’utilité et le sens du travail, ses transformations rapides, la conduite du changement, la mobilisation de modalités d’organisation du travail tel que le télétravail, ainsi que l’expression des salariés et leur participation dans le champ de la santé au travail.

Branches/PME

La création d’une commission paritaire dédiée à la santé et à la sécurité au travail au sein des branches professionnelles est proposée.
La création d’une commission sécurité et santé au travail est suggérée dans les entreprises de moins de 300 salariés, dans le cadre du CSE.

Médecine du travail/Médecine généraliste

Pour faire face à la pénurie de médecins du travail (moins de 5 000 professionnels dont nombreux proches de la retraite), l’accord prévoit de confier partiellement leurs missions à des médecins généralistes volontaires, après une formation idoine.

Prévention de la désinsertion professionnelle

L’ANI cible le maintien en emploi d’un salarié dont la santé a été altérée, ce qui constitue une grande part de l’activité quotidienne des médecins du travail. Il instaure des « cellules dédiées » au sein des services de santé ainsi qu’une visite médicale de mi-carrière. Selon le Syndicat national des professionnels de la santé au travail (SNPST) chaque année environ 80 000 salariés sont déclarés inaptes par le médecin du travail et licenciés.

Services de prévention et de santé au travail

Autonomes (SST) ou interentreprises (SSTI), les services de santé au travail deviennent services de prévention et de santé au travail (SPST). Ce sont des prestataires de service dirigés par les employeurs qui sont obligés d’y adhérer par le biais d’une cotisation d’une centaine d’euros par salarié et par an.

L’accord propose d’en améliorer la coordination, le maillage territorial et les missions de l’ensemble des acteurs de la santé au travail qui comprennent également un très grand nombre d’acteurs institutionnels.

Une « offre socle » de services « labellisée » doit permettre de lutter contre l’hétérogénéité de ces services.

 

https://www.leprogres.fr/social/2020/12/10/sante-au-travail-les-principales-mesures-de-l-accord-national-interprofessionnel-(ani)

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