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Panser et repenser son projet professionnel…

Savez-vous ce que partage Francois Xavier Demaison, Caroline Vigneaux ou encore Omar Hasan ? Ils étaient cadres dans la finance, avocat ou encore sportif de haut niveau et ont suivi leur rêve, leur vocation, entamé une reconversion professionnelle pour suivre le chemin de ‘l’heureux-attitude’.

D’après un sondage mené par le groupe AEF, 64% des Français envisagent une reconversion professionnelle. Parallèlement, 37% des cadres interrogés ont déjà ou mènent une reconversion professionnelle (étude nouvelleviepro)

Les motivations à ce changement de vie reposent sur le fait de disposer de davantage de temps libre, de bénéficier d’un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, ou encore de réaliser un travail qui ait du sens et soit conforme à ses valeurs.

Ainsi, au fil du temps, nous observons de plus en plus de salariés envisageant une réorientation professionnelle. Les principes de carrière linéaire et d’emploi à vie ont été remplacés par des modèles plus fluctuants. Les motivations centrées sur la sécurité de l’emploi ou les perspectives d’évolution se sont déplacées vers des motivations plus individuelles, présentant des enjeux psychologiques subjectifs tels que, par exemple, occuper un emploi qui convient à notre personnalité, un emploi alliant sa passion ou encore trouvant sa place dans l’héritage familial.

Ils sont cadres, médecins, avocats, magistrats, chef d’entreprise, disposent d’un titre, d’un statut qui pourrait signifier leur réussite professionnelle. Ils sont informaticiens, infirmières, comptables… ils sont formés, en poste, ou en devenir. Puis, ils décident un jour, de se laisser porter par leurs rêves, leurs ambitions, font le choix de surmonter leur peur ou en qualité d’entrepreneur de vivre avec. Ils dépassent les qu’à dire-t-on, le fait d’être possiblement incompris, jugé, dissuadé, de recevoir les peurs d’autrui, les idées toutes faites, parfois des mots blessants et transformer l’impossible, l’improbable, l’irraisonnable en un plan en plusieurs étapes. Ils décident de faire confiance en l’avenir, de se lancer, d’entreprendre un nouveau projet. Bref, ils saisissent, comme le dirait Jacques salomé, le courage d’être soi. De s’autoriser à rêver un ailleurs, plus loin pour certains, plus grand pour d’autres, plus sauvage ou bien différent. Ils se donnent le droit d’essayer, d’avancer en acceptant les règles du jeu, de gagner au change en dépit parfois du confort ou de la stabilité de leur situation, des difficultés rencontrées, de l’incertitude mais à l’inverse avec l’ivresse du sentiment de liberté pour compagnons de vie.

Parallèlement, il arrive parfois que la boussole de la vie, nous joue des tours et qu’une situation de santé impose de repenser son projet de vie et son projet professionnel. Qu’une perte de sens et d’intérêt viennent toucher au plus profond de soi, nos certitudes et générer une sorte de réaction allergique, une aversion, un dégout de son travail, un dégout de soi et vienne tout balayer sur son passage (confiance en soi, estime de soi, sentiment de sécurité…) tel un tsunami et qui répond au doux nom d’épuisement professionnel. Qu’un plan social, pousse, bien malgré soi, devant l’idée de devoir, de nouveau tout reconstruire.

Ainsi, repenser son projet de vie et son projet professionnel, que ce soit choisi ou subit, implique de faire face aussi à l’immensité du monde, au champ des possibles, se trouver au pied de la montagne et s’apprêter à la franchir, mais requière quoiqu’il en soit le bon équipement.

Avoir le bon équipement, c’est s’autoriser à être accompagné afin de réaliser la carte du chemin parcouru. Le bilan de carrière trouve ici, tout son sens. C’est se fixer le point d’arrivée ou le point de départ d’une nouvelle aventure en prenant soin d’étudier au préalable l’itinéraire. Identifier les zones de risques qui seront rencontrés en route et les actions à anticiper afin de s’en prémunir. C’est identifier ses ressources (matérielles, psychologiques, financières) et être accompagné afin de dépasser les freins réels ou ceux que l’on s’impose à soi-même. C’est identifier les partenaires, qui permettront de traverser le brouillard et la météo capricieuse, de proposer des itinéraires bis et permettront de concrétiser ce projet.

Quoiqu’il en soit repenser son projet professionnel est un cheminement, aux 1000 questions, une quête de sens aux 1000 saveurs et un destin entre vos mains, qui vous appartient et pour lequel quel qu’en soit l’avenir, offre l’opportunité d’être soi.