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Trouver le job idéal en cinq étapes !

Que vous soyez en poste ou pas, c’est le moment de construire votre projet. Vous avez réalisé que vous souhaitiez donner du sens à votre travail ? Nos conseils pour trouver sa voie et réussir à transformer l’essai.
1. Se poser la question de la reconversion
À 45 ans et plus, la concurrence sera rude avec des jeunes tout à fait compétents et plus souples. Il faut, pour sortir votre épingle du jeu, faire valoir votre expertise. Vos compétences sont-elles transférables vers le domaine qui vous intéresse ? Dressez-en la liste. Et surtout, posez-vous les bonnes questions. Pourquoi voulez-vous changer de métier ? Est-ce parce que votre chef vous mène la vie dure ? Que votre job ne répond plus à vos attentes ? Un bilan de compétences est un bon moyen d’y voir plus clair. Vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé pour faire mûrir votre réflexion. Le bilan est éligible au compte personnel de formation et s’il est réalisé hors de votre temps de travail, l’employeur n’a pas à être informé. La relation avec votre interlocuteur est primordiale. N’hésitez pas à passer un entretien préalable (gratuit) avec au moins trois consultants avant de faire votre choix. L’important est également de vérifier le nombre d’heures en « présentiel », c’est-à-dire en face à face, sur les 24 heures maximum dont vous disposerez au final.
2. Se renseigner sur les secteurs qui recrutent
« Les secteurs du tourisme, du commerce, du transport, de l’aérien vont avoir du mal à se relever, commente Mathieu Plane, directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l’OFCE*. Tout comme celui de la culture, il faudra se réinventer. » « Le seul qui recrute plus qu’avant la crise, c’est celui de la santé ( postes d’auxiliaires de vie, aides à domicile, ndlr), relève Kim-Xuan Nguyen, la directrice marketing emploi du Bon Coin, devant l’industrie environnement, le BTP, les services, le transport et le commerce. » L’informatique et les télécommunications, qui permettent la continuité du télétravail, sont des secteurs qui vont tirer leur épingle du jeu, comme la santé et l’industrie pharmaceutique. Les secteurs financiers, la banque et l’assurance, en pleine digitalisation, fonctionnent toujours assez bien. « Cette crise est un accélérateur de ce qui était déjà dans les tuyaux, comme le télétravail ou les circuits courts. Pour un certain nombre d’activités, il existe un arbitrage possible face aux enjeux de transformation de la société, détaille Mathieu Plane. Va-t-on acheter des produits plus durables ? Des biens made in France plutôt que chinois ? »
3. Faire valoir son expérience
La majorité des recruteurs passent moins de 30 secondes sur un CV. Autant dire qu’il doit être percutant. L’essentiel, ce sont les compétences, à détailler dans une entrée dédiée, en haut du CV (modèles gratuits sur creeruncv.com). Et personnalisez-le, notamment via un mini portrait, afin de vous démarquer des autres candidats. Où et comment postuler ? Sur les sites d’offres d’emploi tels Pôle Emploi, Indeed et Le Bon Coin, et sur les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn, devenu incontournable. Créez votre profil, déposez votre CV et surtout, enregistrez des alertes emploi. Ne négligez pas les sites des entreprises dont certains proposent de déposer sa candidature en ligne, de même que le bon vieux porte-à-porte, qui peut se révéler payant, tout comme les salons pros. Si les candidatures se font de plus en plus par la voie dématérialisée, 70 % des offres d’emploi ne sont jamais publiées, on parle de « marché caché ». Le maître mot est le réseau. Cultivez et boostez votre réseau pro sur LinkedIn, Twitter, où certaines RH diffusent des offres d’emplois, sur FB et sur Instagram, mais aussi en vrai, tout comme votre réseau amical, familial et étudiant.
4. Monter ou pas sa boîte, that is the question
« Il n’y a jamais de bonne ou de mauvaise période pour créer son entreprise, toute contrainte génère des opportunités, la question est de savoir lesquelles, explique Laurent Mabire, chef de projet entrepreneuriat à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Paris Ile-de-France. Il faut se demander à quel besoin on va répondre, d’où les études de marché. L’erreur fréquente est de penser que son idée est la bonne, mais ce n’est pas l’idée qui fait le business, c’est le client. » Seuls 62 % des entreprises sur vivent cinq ans après leur création. Ne mésestimez donc pas le temps de préparation du projet. Si vous devez travailler chez vous, ou bien avoir un local, gérer un stock, ce n’est pas pareil. Il existe aussi des activités réglementées, comme la coiffure. Et si vous pouvez monter une société avec un euro, pour convaincre les banques, vous aurez en général besoin d’un apport personnel d’environ 20 à 30 % du capital. Les CCI peuvent vous accompagner, renseignez-vous. « Monter son autoentreprise est un bon moyen pour démarrer, de voir si l’idée qu’on a peut être convertissable en entreprise », indique Laurent Mabire. Avez-vous l’esprit d’entreprise ? Faites le test sur https://business-builder.cci.fr/test-entrepreneur.
« Le seul secteur qui recrute plus qu’avant la crise, c’est celui de la santé, devant le BTP, le transport, le commerce… »
5. Se lancer dans un nouveau métier où l’entrepreneuriat n’est pas évident
Sachez bien vous entourer et/ou faire une formation s’il vous manque des compétences. Demandez à vos proches ce qu’ils pensent de votre projet. De nombreux réseaux existent par ailleurs pour vous aider, selon votre profil et votre activité. L’important est de faire le point sur ses envies, d’être lucide sur ses aptitudes et de bien sonder le marché, voire de saisir les tendances pour anticiper les besoins. *Observatoire français des conjonctures économiques.

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